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17 décembre 2016
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5ème édition du Concours International Grenaches du Monde


5ème édition du Concours International Grenaches du Monde

La 5ème édition du Concours International Grenaches du Monde se déroula le 10 février 2017 à Alghero en Sardaigne, au cœur de la Méditerranée

 

Initié et organisé par le CIVR, le Concours International Grenaches du Monde est devenu un rendez-vous incontournable pour les professionnels de la viticulture.

Après 3 premières éditions organisées à Perpignan (France) de 2013 à 2015, la 4ème édition du concours s’est déroulée à Saragosse (Espagne) en partenariat avec son appellation phare DOP Campo de Borja.  Pour cette nouvelle édition en 2017, l’agence pour le développement en agriculture LAORE, au nom de la Région Sardaigne, en partenariat avec le CIVR, accueillera le Concours International Grenaches du Monde.
 
LES CONDITIONS DE PARTICIPATION
Afin de participer au Concours International Grenaches du Monde, les producteurs du monde entier doivent présenter : ! Des vins composés au minimum 60% de Grenache ; ! Des vins appartenant à une appellation d’indication géographique protégée : DOP ou IGP effervescents, tranquilles, fortifiés, vins doux naturels, etc.
 
Le concours récompense des vins issus du cépage Grenache en blanc, en rosé et en rouge et attribue trois médailles : « Gold Medal » « Silver Medal » « Bronze Medal »     
 
AU PROGRAMME : LA DECOUVERTE DU CANNONAU, LE « GRENACHE SARDE » 
- Jeudi 9 février 2017 : le jury partira à la découverte des vignobles sardes dans la région de Nuoro et Jerzu chez les viti-viniculteurs 
- Vendredi 10 février 2017 : À Alghéro face au Parc Naturel de Porto Conte, la matinée sera réservée au Concours International Grenaches du Monde. La journée se poursuivra avec des Conférences techniques sur place ainsi qu’une soirée cocktail dînatoire « Alghéro accueille les Grenaches du Monde » où les Grenaches de Sardagne et du monde se dévoileront au grand public
- Samedi 11 février 2017 : le jury partira à la découverte du village nuragique de Barumini et à la rencontre des vignerons Sardes du sud de l’île. La soirée à Cagliari, la «Nuit des Grenaches» dévoilera le palmarès 2017 et clôturera cette 5ème édition.    

QUI SONT LES JURES? Le concours fait appel à un jury composé de 80 professionnels : Sommeliers, journalistes, cavistes, œnologues, acheteurs, etc. de différents pays tels que l’Espagne, l’Italie, la France, le Danemark, la Grèce, la Belgique, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, le Portugal, les Pays Bas, l’Allemagne…     
 

LE CONCOURS SUR LES RESEAUX SOCIAUX     #GDM2017  #wearegrenache  @grenachedumonde


L’EDITION 2016 EN CHIFFRES
576 Echantillons au total     + 20% d’augmentation  par rapport à 2015
dont  
350 vins espagnols   
118 vins catalans    
80 vins italiens   

6 pays différents         80 jurés


INSCRIPTIONS POUR L’EDITION 2017 : Dès à présent les inscriptions sont possibles sur www.grenachesdumonde.com
 
Clôture des inscriptions et envoi des échantillons au CIVR avant le 13 janvier 2017 (modalités d’inscription sur le site)
 
Le transfert des échantillons vers la SARDAIGNE sera assuré par le CIVR

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Grande Bourgogne
Les négoces de Bourgogne et du Beaujolais s'unissent
Mercredi 14 décembre 2016 par Juliette Cassagnes
Sur Vitisphère   De gauche à droite: Bruno Mallet, représentant le négoce du Beaujolais et nouveau vice-président du syndicat (vins Aujoux), Frédéric Drouhin, président (maison J Drouhin), Pierre Gernelle, directeur, et Albéric Bichot, vice-président (maison A Bichot)De gauche à droite: Bruno Mallet, représentant le négoce du Beaujolais et nouveau vice-président du syndicat (vins Aujoux), Frédéric Drouhin, président (maison J Drouhin), Pierre Gernelle, directeur, et Albéric Bichot, vice-président (maison A Bichot) - crédit photo : J Cassagnes

Les syndicats du négoce de Bourgogne et du Beaujolais ont définitivement scellé leur union ce mardi 13 décembre 2016, à l'occasion d'une assemblée générale extraordinaire, à Beaune. Le nouveau syndicat s'appellera « l'Union des maisons de vins de Grande Bourgogne ».

Les deux syndicats de négociants de Bourgogne et du Beaujolais ne feront dorénavant plus qu'un. L'Union des maisons de vins de Bourgogne (UMVB) et l'Union des maisons de vins du Beaujolais et du Mâconnais (UMVBM) ont en effet fusionné ce mardi 13 décembre 2016 pour donner naissance à une nouvelle entité, intitulée « Union des maisons de vins de Grande Bougogne ». Cette décision a été prise à l'occasion d'un vote de tous les membres, à l'unanimité, en AGE.

C'est Frédéric Drouhin, ancien président de l'UMVB, qui a été élu à sa présidence, pour une durée de trois ans. Il sera secondé par deux vice présidents : Bruno Mallet et Albéric Bichot. « Il n'y aura pas d'alternance de présidence entre les deux régions, puisque qu'il n'y a plus de distingo entre les deux  », précise le nouvel élu.

Le négoce représente 66% de la commercialisation des vins de la grande région

L'Union des maisons de vins de Grande Bourgogne représente 70 entreprises vinicoles, dont environ 50 originaires de Bourgogne et 20 du Beaujolais-Mâconnais, pour un chiffre d'affaires de 1,35 milliards d'euros. Ensemble, elles assurent 66% de la commercialisation des vins des deux régions.

« C'est une journée symbolique, a déclaré Frédéric Drouhin. Elle est l'aboutissement d'un travail mené depuis plusieurs années et le reflet de l'évolution de l'activité de nos maisons ». De nombreuses entreprises de Bourgogne ont en effet un pied dans le vignoble du Beaujolais et celles du Beaujolais sont, de leur côté, implantées en Mâconnais. De plus, les aires d'appellations régionales bourguignonnes – Coteaux bourguignons, Crémant de Bourgogne et Bourgogne – s'étendant sur les deux vignobles, de nombreux vignerons du Beaujolais produisent des appellations bourguignonnes. « Les deux régions sont complémentaires et ont a gagné l'une de l'autre, a expliqué celui-ci. Nous sommes dans le même bateau : c'était plus rationnel et cohérent que de conserver deux structures distinctes ».

"Le VCI devrait être géré de façon interprofessionnelle"

Outre une meilleure rationalisation, ce rapprochement est aussi un moyen pour le négoce d'envoyer un « signal fort » à la production et aux interprofessions des deux vignobles, convaincu de l'intérêt de n'avoir plus qu'une seule grande région viticole afin d'être plus fort dans un environnement concurrentiel marqué. Le nouveau syndicat devrait par ailleurs peser plus lourd dans les discussions régionales au sein des instances interprofessionnelles, ou nationales, auprès de son propre syndicat.

Parmi les « grands » chantiers auxquels il souhaite s'atteler dans les mois et années à venir : pouvoir intervenir dans le pilotage économique de la production régionale, via le VCI et les nouvelles plantations, deux outils qu'il souhaiterait voir aux mains des interprofessions. « Nous représentons plus de 60% de la commercialisation des vins, nous devons avoir notre mot à dire », a rappelé Frédéric Drouhin.

L'UMVB et L'UMVBM, qui n'avait plus de président depuis novembre 2015, ont quant à elles été dissoutes.

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L'élégance du Royal Warrant

Publié le 16/12/16 par Roger Pourteau

Londres dans sa bulle

Photo : Photo réalisée au Shard

C'est avec ce label que la Cour d'Angleterre distingue les champagnes marqués par le goût anglais.

On dit toujours que l'exemple vient d'en haut. C'est particulièrement vrai pour la diffusion du champagne au Royaume-Uni, où, depuis bientôt trois siècles, la Cour en a sacralisé la consommation. Pas un événement festif à Buckingham Palace sans le rituel "vin des sacres", qui n'a jamais autant mérité son surnom. Couronnement, fiançailles, mariages, anniversaires, dîners de gala, tout est prétexte à faire sauter le bouchon. Même à l'issue des obsèques du roi Édouard VII, en 1910, on a bu du Pol Roger 1892 au banquet d'après-cérémonie. Car, non contentes de servir du champagne au cours des repas, une pratique dédaignée autrefois par les Français, les têtes couronnées d'outre-Channel s'accordent aussi le privilège de choisir elles-mêmes leurs purveyors et de le faire savoir.

Onze marques labellisées

On dénombre pas moins de onze grandes marques champenoises qui arborent ou ont arboré sur leurs bouteilles le précieux Royal Warrant attestant qu'elles sont fournisseurs officiels des résidences royales. "By appointment of Her Majesty" à l'appui. Après le lointain épisode George II (1727-1760), qui fut le premier souverain britannique à préférer le champagne au porto, il y aura le long règne (soixante-quatre ans) de la reine Victoria, grande buveuse de notre vin effervescent, à condition qu'il ne soit pas "siroté" (entendez par là trop doux), ce qui choquait les papilles anglaises. On en sait quelque chose chez Joseph Perrier, à Châlons-en-Champagne, qui fut l'un des fournisseurs attitrés de la reine au caractère bien trempé, dont on a précieusement conservé les lettres de commande très comminatoires dans les archives de la maison.

C'est de ce temps-là que date l'autorisation donnée à la marque d'arborer la rituelle couronne sur ses étiquettes et de qualifier ses diverses spécialités de Cuvées royales. Juste retour des choses, un blanc de blancs et un rosé ont été, récemment, baptisés Esprit de Victoria. Autre labellisé de la Cour, Moët et Chandon a livré officiellement son premier champagne à Buckingham en 1835, mais, au total, la marque a servi sept rois et reines. En retour, trois cuvées sont actuellement qualifiées d'Impérial et, après avoir compris ce qu'était le fameux "goût anglais", Moët créa en 1884 le Dry Impérial, un sec surnommé la Cuvée anglaise. Aujourd'hui, le numéro un du champagne est aussi leader incontesté sur le marché britannique.

C'est aussi à la reine Victoria que Lanson doit son Royal Warrant, un privilège sans cesse renouvelé jusqu'à nos jours, à condition toutefois de se présenter à la Cour chaque fois que la marque change de dirigeant ! À la fin du XIXe siècle, la maison reçut une étrange commande de "50 douzaines de bouteilles d'Extra Quality Brut 1893 vintage" du grand échanson de la reine à l'intention de la famille royale, "pour le Palais de Buckingham, de Saint-James Palace et du château de Sandringham House, dans le Norfolk". Aujourd'hui, la marque expédie 2 millions de flacons au Royaume-Uni, dont la cuvée Black Label, créée en 1939 par Victor Lanson en guise de clin d'oeil à ses amis anglais.

La reine Victoria opte pour le sec

Victoria, toujours et encore, qui exigeait de Perrier-Jouët "un champagne de couleur, de goût et de qualité constants". Du genre de ce Sillery sec millésimé 1846 et dosé à 3% qu'elle dégusta dix ans plus tard. Son favori, commandé pour son usage personnel, c'était encore un Perrier-Jouët 1857 zéro dosage qu'elle dégustait en magnum. C'est peu de temps après que Perrier-Jouët, devenu fournisseur attitré de la reine, reçut son Royal Warrant. À cette époque, le premier marché extérieur de la maison fondée en 1811 était en Angleterre (75% de ses ventes). Le précieux label, une autre marque intégrée au groupe Vranken depuis 1996, Heidsieck Monopole, se le vit attribuer en 1911, et, il y a quelques années encore, les flacons de Dry Monopole Brut arboraient le très apprécié emblème.

Bollinger, qui fut une des premières maisons à expédier en Angleterre (c'était en 1865) un Very Dry moins chargé en liqueur, a obtenu en 1884 son premier Warrant, qui lui fut renouvelé cinq fois. Entre autres liens avec le Royaume-Uni, il y a aussi ce surnom de "Bolly", donné, dans les années 1870 au cours d'une partie de chasse à laquelle participait le futur Édouard VII, un gros consommateur de champagne, qui réclama en ces termes une bouteille de Bollinger à son boy : "The bottle of the boy", ce qui de bouche en bouche devint "Bolly". Les Anglais surnommaient aussi Lily Bollinger "la grande dame du champagne", alors qu'à Ay on entretient toujours le culte de l'espion britannique James Bond, qui, depuis 1983, boit inlassablement du R. D. dans chacun de ses films.

Le triomphe du goût anglais

Une autre marque célèbre, Mumm, doit son titre de fournisseur de la Cour au fait que la firme a su répondre au goût de la clientèle anglaise pour les champagnes secs : l'Extra Dry, le Fine Sparkling Champagne 1825, le Vin Brut Extra et surtout le Cordon Rouge (en 1900), "le plus cher, donc le meilleur", qui est le favori de la Cour. S'agissant de la période contemporaine, on en sait peu, sur les préférences de la reine Elizabeth II, qui décerne toujours le petit label que les Champenois distingués aiment coller sur leurs bouteilles. En particulier chez Pol Roger, qualifié de "plus British des champagnes". Il y a aussi ce flacon tout de gris vêtu conçu par Veuve Clicquot en 1977 pour célébrer le jubilé de la reine (un Brut 1970).

En revanche, on en sait davantage sur les préférences supposées ou affirmées de ses enfants et petits-enfants très largement médiatisés. Ainsi en est-il du prince Charles alors tout jeunot qui, en 1979 et en compagnie de lord Mountbatten, a présidé chez Laurent-Perrier le prestigieux dîner de gala des Collèges du monde uni. Et visité, en smoking et en compagnie de Bernard de Nonancourt, les caves de Tours-sur-Marne. "By appointment du prince de Galles", le grand homme de la marque a aussi reçu un jour une courte mais éloquente missive de Charles : "Merci mille fois pour votre merveilleux cadeau de champagne. Il est presque impossible de résister à la tentation de le boire immédiatement."

L'occasion de rappeler que le mariage du prince Charles et de lady Diana Spencer, le 29 juillet 1981, fut copieusement arrosé au champagne par plusieurs des marques labellisées. Pour le déjeuner, la famille royale avait choisi Krug, dont le goût correspond tellement bien au "goût anglais". Mais, pour le repas plus intime et plus familial, les Krug avaient sorti de leur cave au trésor quelques rares flacons du millésime 1969, "une oeuvre d'art née d'un hiver rigoureux". Jean-Claude Fourmon, le patron de Joseph Perrier, qui avait côtoyé le prince sur un terrain de polo, a reçu pour sa part une commande de 600 magnums numérotés arborant le label de la Cour. Cependant que Bollinger fournissait pour les invités du Récemment Dégorgé 1973.

L'homme d'un seul champagne

Sur le point de clore ce long panégyrique d'un volet peu connu de l'Entente cordiale, on ne saurait passer sous silence le chapitre concernant le 10 Downing Street, l'immuable résidence des premiers ministres. Et pourtant, un seul d'entre eux, semble-t-il, a aimé le champagne au point de faire consommation à part. Un seul mais le plus célèbre, puisqu'il s'agit de Winston Churchill, le héros incontesté du peuple britannique, qui fit son apparition dans la vie en 1874, en même temps que l'un des plus grands millésimes élaborés à Épernay par Pol Roger. Trois ans plus tard, la maison se voyait décerner son premier brevet de fournisseur de la couronne... Et, bien après, de Winston Churchill, qui, à partir de 1908 et jusqu'à sa mort en 1965, ne boira que du Pol Roger. Avec une préférence pour les millésimes 1934, 1942, 1945 et 1947. Jusqu'à ce que la séduisante Odette Pol Roger, avec laquelle, comme avec toute la famille, il noua des liens amicaux, lui fasse connaître le prodigieux 1928, dont il recevait une caisse à chacun de ses anniversaires, et ce jusqu'à épuisement du stock.

En retour et après la disparition du plus célèbre de ses clients, Pol Roger a été autorisé à créer, en 1975, une cuvée Winston Churchill qui en est à son 15e millésime et qu'à chaque sortie un membre de la direction va présenter, à Blenheim Palace, aux membres de la famille. Continuité, courtoisie et champagne.


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/special-champagne/o128182-l-elegance-du-royal-warrant#ixzz4T6S5G1P7

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Le Conseil d’Etat invalide sept IGP de vins mousseux

Sur Vitisphère

Vendredi 16 décembre 2016 par Alexandre Abellan
Les décisions du Conseil d’Etat suivent finalement les avis rendus par le rapporteur public en novembre pour départager les AOC Crémants des vins IGP Mousseux.

Les décisions du Conseil d’Etat suivent finalement les avis rendus par le rapporteur public en novembre pour départager les AOC Crémants des vins IGP Mousseux. - crédit photo : Conseil d’Etat  

Seule l’IGP Méditerranée passe entre les mailles et pourra produire des effervescents, aux côtés de trois autres IGP précédemment retenues. Quand les Crémants avaient attaqué les 36 cahiers des charges initialement déposés en 2011.

Par décision du 14 décembre, le Conseil d’Etat vient d’annuler pour « excès de pouvoir » les sept décrets ministériels du 26 novembre 2015 autorisant la déclinaison mousseuse des vins à Indication Géographique Protégée du Comté Tolosan, des Coteaux de l’Ain, des Coteaux de l’Auxois, des Coteaux de Tannay, des Côtes de la Charité, du Pays d’Oc et des Vins des Allobroges. Une décision au goût de victoire pour la Fédération Nationale des Producteurs et Elaborateurs de Crémant (FNPEC), dont le président, tout juste maintenu, se réjouit sans retenue.

« Notre souhait réside dans un objectif d’éclairer le consommateur dans son choix et de respecter l’existant. Ou de le faire respecter » pose Franck Vichet dans un communiqué. « Il n’est pas acceptable que l’on puisse produire une même IGP avec des conditions de production et d’élaboration qui varient de 180 degrés. Imaginez-vous qu’une même IGP puisse produire des vins et revendiquer son origine à partir de la méthode de la cuve close et de la méthode traditionnelle ? Nous sommes persuadés que le consommateur ne s’y retrouverait » détaille-t-il.

"Nous sommes aussi dans notre bon droit"

Seule l’IGP Méditerranée échappe au camouflet. Un traitement d’exception que la Confédération des Vins à Indication Géographique Protégée de France va désormais analyser avec intérêt. D'autant plus que l’IGP Méditerranée mousseuse avait été précédemment annulée pour son manque d’antériorité (contrairement à l’importante IGP d’Oc, qui encaisse un revers notable avec cette décision).

« Une fois de plus le Conseil d'Etat reconnaît la possibilité aux IGP de produire des vins mousseux » souligne Christelle Jacquemot, la directrice de la confédération des IGP. Qui ajoute que « les interprétations du tribunal vont être étudiées pour que l'on en tire tous les enseignements. Le cas écheant cela pourra permettre de réétudier des cahiers des charges. » Le dossier n'est donc pas encore classé, après cinq ans de rebondissements.

Saga administrative

Le Conseil d’Etat marque ici une nouvelle étape dans une véritable épopée judiciaire, qui remonte à l’homologation en octobre 2011 de 36 IGP Mousseux. Craignant d’être inondée par la production de vins mousseux IGP, la FNPEC a porté une première fois le dossier devant la plus haute juridiction administrative. Débouchant en mars 2015 sur la validation de trois cahiers des charges (IGP Hautes Alpes, Maure et Var) et l’annulation des 33 autres. Ayant revu huit copies sur les points d’antériorité et de lien au terroir, les IGP les ont vues homologuées en décembre 2015, pour être attaquées de nouveau en début d’année par les crémants.

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Les vins IGP intégreront InterLoire en 2017
Jeudi 15 décembre 2016 par Alexandre Abellan
Sur Vitisphère

L'AG d'InterLoire se tenait ce 13 décembre, il s'agissait de la première en tant que directeur général pour Sylvain Naulin, et la dernière en tant que président pour Gérard Vinet.
Après dix ans de tractations, le projet de bassin viticole unifié va voir le jour entre vins d’appellation et de pays. Tandis que le collège de la production achève de se réorganiser pour afficher un front uni à l’interprofession.  
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Bourbon finish

Martell revendique l'innovation, à la marge de la catégorie Cognac

Lundi 12 décembre 2016 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

« Le patron de MMPJ, ce n’est pas moi, c’est le consommateur » lance César Giron (à gauche). « Il est normal que l’innovation soit un sujet de discussions » estime Pierre Joncourt (à gauche), dans la distillerie la Lignère ce 9 décembre.

« Le patron de MMPJ, ce n’est pas moi, c’est le consommateur » lance César Giron (à gauche). « Il est normal que l’innovation soit un sujet de discussions » estime Pierre Joncourt (à gauche), dans la distillerie la Lignère ce 9 décembre. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)  

Faisant figure d’iconoclaste avec son eau-de-vie finie en fût de Bourbon ou sans filtration à froid, la filiale de Pernod Ricard affirme son droit, en forme de devoir, à innover.

« Aujourd’hui, la menace pour les cognacs vient du whisky. Et plus précisément des malts. On le sait d’autant mieux que nous en vendons » note, toujours pince-sans-rire, César Giron, le PDG de Martell Mumm Perrier-Jouët (groupe Pernod-Ricard). Pour résister à la concurrence, le Cognac doit impérativement recruter de nouveaux consommateurs estime-t-il ce 9 décembre, lors de l’assemblée générale de la SICA UVPC*. Et la solution passe par l’innovation martèle le petit-fils de Paul Ricard, faisant dans le darwinisme entrepreunarial : « l’espèce la plus résistante n’est pas la plus puissante, c’est celle qui s’adapte ».

Finement ciselée, cette dialectique a permis à César Giron de défendre bec et ongles la cuvée Martell Blue Swift, tout juste lancée sur le marché américain. La particularité de ce produit est d’élever pendant un mois, juste avant la mise en bouteille, un Cognac VSOP en fûts américains (ayant contenu pendant deux ans du Bourbon du Kentucky). Si elle est n’est pas inédite, cette recette iconoclaste a froissé des subtilités, étant portée par le deuxième metteur en marché d’eaux-de-vie charentaises. Si elle fait tomber d’office l’appellation Cognac, cette innovation a ouvert de vives « discussions » au sein de l’interprofession charentaise.

A la croisée du Bourbon et du Cognac

« Il faut ouvrir les yeux, sur tous les continents, les consommateurs sont à la recherche de nouveautés » défend Pierre Joncourt, le directeur des opérations de Martell. Faisant corps, la maison tricentenaire revendique une innovation respectant les fondamentaux charentais, pour mieux faire rayonner l'ensemble de la catégorie. Il faut dire que le produit aligne déjà des résultats prometteurs, avec des référencements dans les linéaires américains de cognacs et de whiskies. Et déjà un placement produit dans le clip d’un rappeur (voir ci-dessous). Mais Martell se flatte surtout d’annoncer une croissance de 57 % de ses ventes aux Etats-Unis, essentiellement grâce à Blue Swift.

"Il faut être différent quand on part de loin"

Cette performance valide le coup de poker tenté par Martell. Puisque cette démarche iconoclaste concrétise sa volonté de se hisser au premier rang du marché américain, largement dominé par les cognacs Hennessy (groupe LVMH). « Blue Swift nous permet de nous différencier de nos concurrents, et il faut être différent quand on part de loin » reconnaît César Giron. Qui rappelle, en creux, que la maison au martinet a subi de violents revirements de marchés. « Depuis 2012, toute la croissance est venue des qualités VS et des Etats-Unis. Des produits et des marchés sur lesquels la marque Martell était très peu exploitée » explique le PDG d'une maison qui était, alors, centrée sur la Chine et les qualités supérieures (VSOP, XO…)

Non filtré à froid

Faisant des Etats-Unis une priorité, Martell n'en vise pas moins d’autres marchés : du duty free aux pays émergents (notamment africains), sans oublier l’Asie où son positionnement est bien établi. Pour convertir à la marque de nouveaux consommateurs, le principe d’innovation y est d’ailleurs décliné. La gamme NCF vient tout juste d’être lancée en Malaisie, Singapour et Taiwan. Signifiant « Non Chill-Filtered » (non filtré à froid), cette cuvée a pour objectif affiché de « préempter un vocabulaire utilisé par les malts » pour César Giron.

"Discerning inspirers"

En tout, Martell lance cette année pas moins de six nouveautés, sur des marchés bien délimités. Si les produits sont adaptés à chaque fois, la cible reste le jeune consommateur prescripteur (les « milennials » à stature de « discerning inspirers » selon le jargon marketing). Pour atteindre ces objectifs, le réseau d’ambassadeurs de Martell Mumm Perrier Jouët vient d’être doublé. Il s'élève à 37 représentants sur vingt marchés (allant de l’Angola à la Russie, en passant par le Brésil et Samoa.

* : Premier apporteur en eaux-de-vie pour Martell, l’Union des Vignerons Producteurs de Cognac réunit 333 adhérents (+1 % par rapport à 2015), et prévoit de produire 43 300 hectolitres d’alcool pur en 2016 (stable). Depuis 2010, son stock a augmenté de moitié, tandis que Martell a continué d’étoffer sa capacité de stockage (avec 20 millions d’euros injectés en 2016), pour maintenir sa position de leader en Cognac XO.

Les transferts de plantation : inacceptables

Si la maison a défendu sa nécessité d’innover, elle a également martelé sa volonté de faire front aux côtés du vignoble. « Martell est opposé aux transferts d’autorisations de plantation » a clairement établi Pierre Joncourt. Précisant deux raisons : « nous ne souhaitons pas des extensions incontrôlées et nous voulons construire dans la durée, sans générer de confusion ou de manque de confiance ». Fermez le ban, comme le reste des maisons de Cognac, Martell se refuse à acheter toute eau-de-vie provenant de parcelles issues de transferts de plantation.

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