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13 décembre 2016
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iSommelier : on a testé le carafage du vin... connecté

Sortie d'un modèle non connecté plus abordable

 

iSommelier, c'est une carafe à vin connectée conçue par iFAVINE, d'abord destinée aux professionnels, puis distribuée en France par Riviera ; Bar pour le marché grand public. Nous avons eu l'occasion de découvrir cette étonnante machine qui permet d'accélérer le temps le carafage nécessaire pour une dégustation optimale du vin.


Commercialisée en France par Riviera ; Bar à 1 499 €, la carafe connectée iSommelier (référence BV1000A) peut être achetée par des particuliers, même si elle attire avant tout des professionnels ; sommeliers, viticulteurs, cavistes... Il s'agit d'un appareil pourvu d'une carafe à vin, dans laquelle le vin est oxygéné en bénéficiant d'un carafage accéléré. Comme le montrent les schémas et la vidéo fournis par Riviera ; Bar : l'air ambiant aspiré par la machine est filtré plusieurs fois avant d'être injecté dans le vin, via un tube installé au centre de la carafe. 
 


L'air est donc préalablement débarrassé de la poussière, de l'humidité et même d'éventuelles odeurs de cuisine, par exemple (d'où l'évocation d'une filtration double).
  
Le procédé parfaitement naturel de ce mode carafage garantit un vin au goût non altéré. Bien entendu, il n'en sera pas non plus amélioré. Eh oui, un mauvais vin demeurera toujours un mauvais vin, même après un passage dans l'iSommelier. 
 


Au-delà d'oxygéner le vin, l'iSommelier permet de considérablement réduire le temps de carafage nécessaire. En effet, une minute de passage du vin dans la carafe connectée équivaut à environ une heure de carafage "passif" à l'air libre. Pratique pour les restaurateurs, les viticulteurs, les cavistes ou même les particuliers qui souhaitent faire goûter un vin ou tout simplement le déguster sans avoir suffisamment de temps pour le laisser "s'aérer". Autre avantage : la rapidité de traitement permet d'éviter un réchauffage du vin laissé à température ambiante (précisons que l'iSommelier n'assure pas la mise à température).

L'iSommelier BV1000A est connecté en Wi-Fi ; l'application (disponible pour iOS et Android) permet surtout de préconiser le temps de carafage idéal selon le vin sélectionné dans la base de données (plus de 15 000 références classées par vignobles, à date). Riviera ; Bar promet un enrichissement progressif de cette base de données des vins. Si un vin n'est pas reconnu par l'application (à savoir le vignoble, le vigneron, le millésime), il reste possible de programmer le carafage manuellement, en renseignant le vignoble.

L'iSommelier offre en outre la possibilité d'enregistrer six préférences (les vins les plus couramment consommés). Quant au temps de traitement écoulé, sa progression s'affiche en temps réel sur l'écran numérique de l'appareil.
 


Pour rappel, l'iSommelier se destine aux vins "jeunes". En effet, il n'est pas nécessaire d'oxygéner les vins vieux, mais de les décanter pour laisser les dépôts tomber au fond de la bouteille.
 

Une démonstration concluante

 

Nous avons testé les promesses de l'iSommelier et vérifié les effets de l'oxygénation accélérée du jus noble. Le test fut fait sur un vin de Cahors 2013, avant puis après passage dans l'iSommelier. Au nez puis en bouche, le résultat fut bluffant. Toute l'acidité que l'on peut sentir en goûtant certains vins fraîchement ouverts a disparu, laissant place à un nez moins puissant, plus équilibré et à plus de rondeur en bouche.

La plus petite des deux carafes ne permet pas seulement d'oxygéner le volume d'un verre de vin, elle sert aussi à préparer à la dégustation certains spiritueux qui nécessitent le même traitement (cognacs ou whisky). 

Un modèle "manuel" moins cher

Alors que l'iSommelier connecté (référence BV1000A) est déjà commercialisé depuis plusieurs années à un prix élevé qui peut freiner un certain nombre de particuliers, un nouveau modèle moins onéreux a récemment été mis sur le marché. 

iFavine iSommelier BV600


L'iSommelier BV600, lancé tout récemment au prix de 450 €, est également plus compact. Contrairement au BV1000A, il n'est pas connecté et les commandes ne sont pas sensitives, mais mécaniques. En suivant le guide papier fourni avec l'appareil qui comporte une quarantaine de références, l'utilisateur choisit lui-même le temps de carafage souhaité. Nous avons eu l'occasion de le manipuler et malgré cette programmation entièrement manuelle, l'utilisation s'avère d'une grande simplicité : on utilise seulement trois boutons et une molette. 

Et si jamais l'utilisateur trouve que le vin mériterait une petite oxygénation supplémentaire, comme sur le premier modèle, il est possible de relancer le programme quelques minutes. Rassurez-vous : un trop-plein d'oxygénation ne peut "abîmer" un vin.

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Le whisky qui rend riche

 

Publié le 12/12/16 par Stéphane Reynaud

Le whisky qui rend riche

Photo : ERIC MARTIN/Le Figaro Magazine

La distillerie Ardbeg,sur l'île d'Islay, en Écosse.

Flacons vendus à des prix fous, créations de fonds d'investissement spécialisés... Les single malts rares sont l'objet de toutes les attentions des collectionneurs, mais aussi des spéculateurs. Explications.

 

A Hongkong, un whisky japonais Karuizawa 1960 adjugé 118.500 dollars par la maison de ventes Bonhams, une impériale de 6 litres de Macallan signée Lalique vendue 628.205 dollars chez Sotheby's... Depuis deux ans, les prix de la fameuse eau-de-vie, du moins ceux de ses flacons les plus rares, battent des records. Et ces trois derniers mois, selon le site britannique rarewhisky101.com, la valeur moyenne des cent whiskys de collection les plus cotés a augmenté de 35%. "J'ai toujours dit qu'il valait mieux investir dans le whisky que dans la pierre", plaisante Thierry Bénitah, le patron de la Maison du Whisky, à Paris. "Voilà un produit qui a été sous-évalué très longtemps et qui rattrape son retard", ajoute-t-il.

Longue conservation garantie

"Pour bien comprendre cette flambée des prix, il faut remonter à ses origines, explique Nicolas Julhès, cofondateur de la Distillerie de Paris. Entre 1975 et 1983, une longue crise de surproduction a touché les distilleries écossaises. Nombre d'entre elles ont drastiquement diminué leur production ou ont fermé. C'était l'époque du "whisky loch", il y avait alors des stocks énormes, et même le meilleur whisky était très accessible." Ce petit monde reprend quelques couleurs à la fin des années 1980, grâce notamment à des maisons comme Diageo, qui mettent opportunément en vente de vieux whiskys au prix d'une bouteille de vin moyen de gamme. Beaucoup commencent à collectionner, bien conscients que les quantités ne sont pas illimitées. Mais sans volonté de spéculer.

Un autre phénomène, à l'époque, voit le jour : "Une poignée d'importateurs italiens réalisaient leur propre embouteillage de single malts (whiskys de malt issus d'une seule distillerie, NDLR) à partir de barriques achetées aux distilleries. C'était l'unique solution pour obtenir un single malt, sinon ces barriques alimentaient les malts classiques sous forme d'assemblages. Ces whiskys mis en bouteille en Italie, il y a une trentaine d'années, comptent aujourd'hui parmi les plus prisés", précise Bénitah.

À partir des années 1990, la production augmente doucement et le marché suit. Cette décennie voit ressortir de vieilles barriques très recherchées en raison de leur qualité. En 1997, la distillerie Ardbeg va rouvrir, car le marché du single malt reprend des couleurs. Ainsi, au début des années 2000, les stocks de whiskys rares sont vendus à des prix auxquels nul ne sait plus les produire. Tout est alors en place pour un début d'inflation. Les prix vont s'envoler. Des sites Internet comme eBay accompagnent, voire accentuent, la tendance.

Pour les collectionneurs, le whisky dispose d'un avantage majeur sur le vin : un titrage en alcool qui garantit une longue conservation. Il est très rare de tomber sur un flacon bouchonné. En outre, l'amateur peut ouvrir une bouteille et en consommer une partie sans abîmer le contenu. "On peut donc frimer plusieurs fois avec la même bouteille", s'amuse ce collectionneur. Le profil des acheteurs de ce type de produits est large : "M. et Mme Tout-le-Monde qui veulent leur whisky de niche, les collectionneurs qui ne boivent jamais ce qu'ils acquièrent, des investisseurs, des restaurants. Il faut aussi compter avec les gens qui voyagent, notamment les Russes, les Asiatiques, qui achètent beaucoup dans les aéroports", explique Laurie Matheson, experte au département vins et spiritueux d'Artcurial.

"Création d'une mythologie"

Qui fait la cote des whiskys ? "Les entreprises et les distilleries qui travaillent l'image de leur marque, notamment en organisant des visites privées de leurs locaux, contribuent à la montée des tarifs, explique Julien Le Doaré, manager de la très prestigieuse boutique de vins et spiritueux Hedonism, dans le quartier de Mayfair, à Londres. Les acheteurs suivent aussi de près les recommandations du guide du whisky de Jim Murray, qui déguste et note chaque année plusieurs milliers de références." De même, le site Internet de Serge Valentin, un fou de whisky qui influence le monde depuis vingt ans et publie quotidiennement ses notes en anglais - il a dégusté 12.000 références -, compte parmi les publications de premier ordre.

Le site anglais rarewhisky101.com constitue, lui aussi, une belle source d'information. Son indice Icon 100 Index traque l'évolution des prix de vente d'une centaine de single malts dans les ventes aux enchères organisées au Royaume-Uni. Un coup d'oeil sur les différents tableaux de bord proposés permet de comprendre le phénomène : la valeur whisky est à la hausse.

Cette dynamique haussière voit la création de fonds d'investissement anglo-saxons spécialisés dans le whisky. Au point que certains se demandent si une bulle n'est pas en train de se créer. Reste que les stocks baissent, car les bouteilles finissent toujours par être bues, renforçant encore la valeur des restantes.
Des marques comme Ardbeg, Glenlivet ou Port Ellen tirent parti de cette quête du flacon rare de single malt. Championne toute catégorie, la marque Macallan est l'objet de toutes les convoitises : les carafes signées de la cristallerie Lalique qui sont commercialisées tous les deux ans en éditions limitées contribuent à l'hystérie qui entoure la marque. La dernière, qui vient de sortir produite à 450 exemplaires - ce qui n'en fait pas un produit si rare -, est mise en vente au prix de 32.000 euros. Un tarif qui pourrait être multiplié par vingt dans les ventes aux enchères.

Le whisky qui rend riche

Surfant sur la vague "maltée", les grands groupes du secteur - Pernod, Moët Hennessy, Bacardi - réalisent eux aussi des lancements de bouteilles "hyperpremium" à prix très élevés, à l'image d'un Glen Grant 50 ans vendu 50.000 euros. De la même façon, un Laphroaig, une marque qui appartenait au groupe Allied Domecq, était vendu autour de 450 euros la bouteille en 2006. Aujourd'hui, pour s'offrir ce même flacon, il faut débourser 10.000 euros. Ces jours-ci, Aberlour met en avant un single malt de 40 ans en édition limitée. Le whisky est présenté dans une malle en cuir. L'ensemble est vendu 4.500 euros. "Diageo a dans son portefeuille des marques comme Port Ellen ou Brora, deux distilleries mythiques dont les bouteilles sont très recherchées. Port Ellen peut se vendre 2.000 euros la bouteille. Pour ces groupes qui produisent sur un mode industriel, la collection s'apparente à de la brocante, mais ils savent bien que cela participe à la création d'une mythologie autour du whisky", explique un spécialiste.

Les scotchs ne sont pas les seuls à avoir les faveurs des collectionneurs. Le whisky japonais a une superbe cote. Ainsi en est-il du Karuizawa produit dans une distillerie fermée en 2000. Sa rareté et sa qualité ont fait sa valeur. Il y a quelques années, cet alcool venu de Honshu s'affichait à environ 100 euros la bouteille. Aujourd'hui il faut compter entre 300 et 500 euros. Un Kariruzama de 1977, mis en bouteille en 2007, peut être vendu entre 6.000 et 7.000 euros. Mises en vente sur le Web, ces bouteilles disparaissent en trente secondes, car les acquéreurs savent bien qu'ils peuvent en tirer quatre fois plus.

Le marché ne peut pas exclure des risques de contrefaçon. Les experts veillent. "On a vu apparaître des whiskys de 35 ans signés de certaines distilleries qui n'existent que depuis trente ans !" regrette Thierry Bénitah. D'autres sources rapportent que beaucoup de faux whiskys de collection seraient fabriqués par des faussaires en Italie. Au-delà des contrefaçons, on déplore aussi des vols : "Il y a deux ans, nous nous sommes fait dérober une bouteille à 23.000 euros dans la vitrine de notre boutique du Xe arrondissement", confie Nicolas Julhès.

Le whisky va-t-il rester le seul spiritueux dont les prix s'envolent ? "Nous venons de vendre 200.000 livres sterling à un client asiatique une bouteille de cognac Massougnes de 1801", lâche Julien Le Doaré. Et trois pièces de cognac Louis XIII viennent d'être adjugées au prix de 558.000 dollars américains. De leur côté, certains rhums prennent de la valeur et deviennent collectors. "Ces spiritueux reprennent les codes du whisky qui lui-même les avait empruntés au vin", observe Laurie Matheson. Le secteur n'a pas fini de flamber.


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/spiritueux/o128170-le-whisky-qui-rend-riche#ixzz4Sh5LDX00

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Alternatives agricoles

http://www.bastamag.net/Zero-pesticide-travail-collaboratif-permaculture-le-pari-reussi-d-un-collectif

Zéro pesticide, travail collaboratif, permaculture : le pari réussi d’un collectif de vignerons anonymes


par Julie Chansel 12 décembre 2016

Que cache ce « collectif anonyme » de vignerons ? Une joyeuse bande qui opère, depuis quelques années dans les Pyrénées-Orientales, une petite révolution dans le monde viticole français. Vignerons et vigneronnes adeptes du bio y expérimentent un mode de production alternatif, depuis la taille de la vigne jusqu’à la mise en bouteille. La philosophie de ce « collectif anonyme », soucieux de ne pas attirer l’attention sur le travail d’une seule et unique personne : utiliser le savoir-faire traditionnel, la permaculture, et leurs propres essais afin de produire des vins de qualité.

Au fond d’une impasse de Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, deux portes bleues marines. Aucun signe distinctif si ce n’est un gros van noir sur lequel est apposé le logo du collectif anonyme, un tire-bouchon limonadier semi-ouvert qui vient rappeler le « A » de « anarchie ». Tout est calme. Loin de l’agitation de la veille, quand Kris et ses deux partenaires, Julia et Jackie, ont mis en bouteille les 650 hectolitres de leur millésime 2015 de grenache gris et blanc, soit plus de 800 bouteilles. A l’intérieur de l’ancien garage dont les murs ont été repeints à la chaux et les poutres à l’huile de lin, on est indéniablement dans un chai. Et plutôt atypique.

Dans une des pièces, on trouve une machine pour le triage des grappes à la main, un pressoir à grains activé par une bicyclette fixée au sol, des barriques en chêne, et quelques-unes en plastique. Dans une autre, encore des cuves et des barriques, ainsi qu’un petit bureau. Le matériel a été acquis sur des sites d’occasion. Dans la chambre froide, les cartons de commandes sont prêts à l’envoi, partout « où les gens ont de l’argent et ont soif » plaisante Kris, un des membres du collectif. Nul besoin de négocier avec une grande surface ou une enseigne de cavistes : leur production s’écoule entièrement grâce au bouche à oreille et aux réseaux sociaux.

Entretien sans pesticides, récolte et pressage à la main

Le collectif anonyme est un groupement d’intérêt économique (GIE) qui produit du vin naturel (ou vin nature) depuis 2012. Il est propriétaire d’une partie des 10,5 hectares de vignes qu’il cultive, certains en métayage, d’autres en fermage [1]. En 2014, ils ont bénéficié d’une aide à l’installation. Kris a le statut d’exploitant agricole, Julia et Jackie sont cotisants solidaires. Les vignobles, achetés grâce à l’argent qu’ils ont gagné en travaillant pour d’autres vignerons, sont tous en coteaux. Dispersés autour de Banyuls, surplombant la Méditerranée, ils sont naturellement protégés du vent local, la tramontane. Ils ont aussi été choisis méticuleusement, car le relief qui empêche toute mécanisation sied à la philosophie du groupe : vendanges manuelles, transport en hottes, pressage à la main.

Le sol schisteux, caractéristique de la région, plutôt riche bien que légèrement acide, et les ceps de vieilles vignes sont protégés de l’érosion par le « gazon », des herbacées que le collectif laisse volontairement pousser. Ils désherbent une à deux fois par an afin de maintenir cet humus protecteur. « Nous avons semé du trèfle souterrain pour en faire un couvre-sol, mais nous avons finalement décidé de travailler avec des herbes graminées naturelles et locales. Elles meurent en été, ne sont pas très hautes et concurrencent efficacement l’espace aux plantes invasives », explique Kris. En yourte ou en caravane, c’est au milieu de leurs vignes qu’ils habitent, afin de limiter les coûts et leur consommation énergétique.

« Trouver la meilleure manière d’exprimer les raisins »

Il fait 16°C en ce jour d’automne. La brise maritime caresse les pieds de grenache noir, gris et blanc, de carignan, de syrah et mourvèdre. Pour cultiver ces cépages, le collectif s’est lancé dans le « bio-scientifique ». « Nous utilisons un bricolage de permaculture, de biodynamie et de pratiques traditionnelles pour trouver la meilleure façon d’exprimer nos raisins. Mieux vaut ne pas être trop spécifique et beaucoup expérimenter. » Ils ont essayé de faire pousser des cultures vivrières – pois chiches, pommes de terre et carottes – entre les vignes afin d’étudier les relations que différentes plantes établissent entre elles, de manière à s’entraider. « C’était une belle expérience » nous dit Kris, mais cela « représentait trop de travail à réaliser sérieusement et à grande échelle. On a dû laisser tomber ».

En conversion depuis cinq ans, leurs vignobles n’ont depuis connu aucun pesticide. Contre les prédateurs naturels de la vigne, tel que l’oïdium, le collectif utilise du soufre, du Fenugrec, de la Prêle des champs – qui pousse naturellement près d’une source sur une des parcelles – en bouillie, du limonène contre les termites, du bicarbonate de potassium et parfois, juste sur les pieds de carignan, un peu de bouillie bordelaise. L’équipe s’attache à marcher très régulièrement dans les vignes afin d’observer la bonne croissance des plants. Ils contrôlent aussi la canopée. La pré-taille a commencé le 1er décembre, la taille débutera en début d’année 2017. Entretemps, les vignerons en profitent pour aller dans des salons de vin nature, comme la « Raw Wine Fair » de Berlin.

« Apprendre en faisant »

Le collectif propose des vins tranquilles [2] de qualité. Un « vin de niche », une micro-cuvée « 100 % manuelle, artisanale, bio et collaborative » précise Kris. Contrairement à la plupart des producteurs de vin nature, le collectif s’autorise une infime quantité de sulfites : « Nous n’aimons pas les vins aériens, trop homogènes. Nous aimons qu’il y ait du corps et de la diversité. Nous sommes doublement des moutons noirs ! » ajoute-il en souriant – « Mouton noir » étant le nom donné à l’un de leurs millésimes de rouge. « Par rapport aux vignerons conventionnels, pour des raisons évidentes, mais aussi pour ceux qui produisent du vin nature, car lorsque cela nous semble nécessaire pour des raisons gustatives, nous ajoutons une petite dose de sulfites et nous ne faisons pas de macération carbonique. Cela demande du travail, de surveiller le vin, mais un petit peu d’oxydation leur donne de la structure. » Le collectif travaille sans œnologue : « Nous ne voulons pas imiter, mais suivre nos envies. »

Anarchistes revendiqués, de par leur formation militante et leurs parcours entre l’Australie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, ils ont « appris en faisant ». Les membres du collectif précisent qu’ils sont « anonymes » parce que leurs vins et leurs pratiques les représentent tous et toutes et que leur « structure collaborative » les protège « contre les hiérarchies et le patriarcat ». Devenus vignerons par « accident », ils ont préféré l’autogestion plutôt « que de continuer à travailler pour quelqu’un d’autre ». Les noms de leurs vins – « Beau Oui comme Bowie », un Collioure rouge, 90% syrah-10% grenache, ou « Redrum », 80% grenache-20% carignan – inspirés par leurs goûts cinématographiques ou musicaux, ont été choisis collectivement. Ils dessinent aussi leurs étiquettes. « Le vin pour nous, c’est un produit complet, comme un objet d’art. Pour une bouteille entre 18 et 22 euros, celui ou celle qui boit notre vin mérite quelque chose de beau ! », s’enthousiasme Kris au moment de la dégustation. Pour le Collectif anonyme, fabriquer du vin, dans ces conditions, c’est « le meilleur métier du monde ! »

Texte et photos : Julie Chansel

[1] Le métayage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte. Le fermage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un preneur, le fermier, le soin de cultiver une terre pendant une période longue de neuf à trente ans, en échange d’un loyer annuel fixe (source : Wikipédia).

[2] Les vins tranquilles sont les vins qui ne forment pas de bulles lors de l’ouverture de la bouteille. Ils sont l’inverse de ce que sont les vins effervescents. La plupart des vins sont tranquilles (source : Wikipédia).


En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-12177082.html

 Classé dans : Science et technologie Sujets : Avis aux médias, Nouveaux produits et services, FVT Lancement de l'application Dégustation VEGAS - La démocratisation du vin à l'aide de la technologie MONTRÉAL, le 12 déc. 2016 /CNW Telbec/ - À l'occasion du lancement de l'application gratuite Dégustation VEGAS sur téléphone intelligent et tablettes, Jessica Harnois et WineOut ont invité les amateurs à la Maison des étudiants de l'École de technologie supérieure de Montréal le 13 décembre. Dégustation Vegas est un jeu mobile qui permet d'apprendre à déguster le vin comme un sommelier de façon amusante avec ses amis. Le nouveau jeu pour appareil mobile est le fruit de la collaboration de Jessica Harnois et de Wineout. L'entreprise WineOut a été primée par le programme de bourses d'entrepreneurship BDC et l'application repose sur le concept Dégustation VEGAS développé par Jessica Harnois. Le partenariat avec WineOut, start-up fondée dans le cadre du microprogramme en entrepreneurship de l'École de Technologie Supérieure et incubée au Centech, a permis l'adaptation du concept en application mobile. L'application, ressemblant à un jeu de poker du vin sur téléphone intelligent, permet d'apprendre tout en possédant un aspect social indiscutable. « Au contraire de 99% des apps de jeu, l'application Dégustation VEGAS incite à la convivialité et au jeu en groupe. C'est un jeu de société du vin au bout de ses doigts tout simplement! Nul besoin d'être un pro du vin pour y jouer : simplement de l'apprécier! Il sera le plus grand hit pour le temps des Fêtes! » lance la sommelière, l'auteure, la chroniqueuse, l'animatrice, la nouvelle propriétaire de Savori, et la présidente de Vins au Féminin, Jessica Harnois. Les plus mordus auront d'ailleurs autant de plaisir que les néophytes! Comment jouer? L'hôte du jeu choisi, tout d'abord, l'un des mille vins pastillés à la SAQ. Entre amis, les invités, qui ne connaissent pas l'identité du vin, joignent à partir de leur propre appareil mobile la partie créée par l'hôte sur un de leurs appareils. Par la suite, celui-ci leur sert le vin en prenant soin de cacher la bouteille. Les joueurs commencent en apprenant à identifier les aspects visuels, olfactif et gustatif du vin dégusté. Ensuite, les joueurs misent sur les qualificatifs qu'ils croient représenter le vin (cépage, pays de production, millésime, etc.). Le calcul du pointage s'effectue automatiquement en fonction des bonnes ou des mauvaises réponses. L'application Dégustation VEGAS, créée par WineOut, est montée à partir des fiches-produits sur le site web de la SAQ. Grâce à la collaboration de la SAQ, le jeu est directement lié à la base de données de la société d'État qui a dans son catalogue plus de 1000 vins pastillés. Les possibilités d'apprentissage et de plaisir sont donc énormes! https://www.eventbrite.ca/e/lancement-application-mobile-degustation-vegas-tickets-29384179873

En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-12177082.html

 Classé dans : Science et technologie Sujets : Avis aux médias, Nouveaux produits et services, FVT Lancement de l'application Dégustation VEGAS - La démocratisation du vin à l'aide de la technologie MONTRÉAL, le 12 déc. 2016 /CNW Telbec/ - À l'occasion du lancement de l'application gratuite Dégustation VEGAS sur téléphone intelligent et tablettes, Jessica Harnois et WineOut ont invité les amateurs à la Maison des étudiants de l'École de technologie supérieure de Montréal le 13 décembre. Dégustation Vegas est un jeu mobile qui permet d'apprendre à déguster le vin comme un sommelier de façon amusante avec ses amis. Le nouveau jeu pour appareil mobile est le fruit de la collaboration de Jessica Harnois et de Wineout. L'entreprise WineOut a été primée par le programme de bourses d'entrepreneurship BDC et l'application repose sur le concept Dégustation VEGAS développé par Jessica Harnois. Le partenariat avec WineOut, start-up fondée dans le cadre du microprogramme en entrepreneurship de l'École de Technologie Supérieure et incubée au Centech, a permis l'adaptation du concept en application mobile. L'application, ressemblant à un jeu de poker du vin sur téléphone intelligent, permet d'apprendre tout en possédant un aspect social indiscutable. « Au contraire de 99% des apps de jeu, l'application Dégustation VEGAS incite à la convivialité et au jeu en groupe. C'est un jeu de société du vin au bout de ses doigts tout simplement! Nul besoin d'être un pro du vin pour y jouer : simplement de l'apprécier! Il sera le plus grand hit pour le temps des Fêtes! » lance la sommelière, l'auteure, la chroniqueuse, l'animatrice, la nouvelle propriétaire de Savori, et la présidente de Vins au Féminin, Jessica Harnois. Les plus mordus auront d'ailleurs autant de plaisir que les néophytes! Comment jouer? L'hôte du jeu choisi, tout d'abord, l'un des mille vins pastillés à la SAQ. Entre amis, les invités, qui ne connaissent pas l'identité du vin, joignent à partir de leur propre appareil mobile la partie créée par l'hôte sur un de leurs appareils. Par la suite, celui-ci leur sert le vin en prenant soin de cacher la bouteille. Les joueurs commencent en apprenant à identifier les aspects visuels, olfactif et gustatif du vin dégusté. Ensuite, les joueurs misent sur les qualificatifs qu'ils croient représenter le vin (cépage, pays de production, millésime, etc.). Le calcul du pointage s'effectue automatiquement en fonction des bonnes ou des mauvaises réponses. L'application Dégustation VEGAS, créée par WineOut, est montée à partir des fiches-produits sur le site web de la SAQ. Grâce à la collaboration de la SAQ, le jeu est directement lié à la base de données de la société d'État qui a dans son catalogue plus de 1000 vins pastillés. Les possibilités d'apprentissage et de plaisir sont donc énormes! https://www.eventbrite.ca/e/lancement-application-mobile-degustation-vegas-tickets-29384179873

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