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19 novembre 2016
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Des « chais urbains » en plein Paris


le 11 novembre 2016 - Simon Valmary, AFP - Actualité - Informations générales

Des « chais urbains » en plein Paris

© Vignerons Parisiens - Au coeur du Marais, Les Vignerons Parisiens ont créé de toute pièce un chai qui accueille du matériel de pointe.

 

Du vin « made in Paris ». À des centaines de kilomètres des vignobles, des « chais urbains » se lancent dans l'élaboration de vin, avec l'idée de faire revivre la tradition viticole francilienne au plus près de « là où les gens le boivent ».

«C'est la première fois qu'une société privée presse du raisin dans Paris intra muros. » Aux pieds de Mathieu Bosser, un des fondateurs des Vignerons Parisiens, un jus pourpre s'écoule du pressoir.

Le premier millésime est sorti l'an dernier, mais le jus avait été extrait sur les lieux de récolte, dans la vallée du Rhône, avant d'être vinifié à Paris. Le 2016 est, lui, pressé à l'arrière de la boutique de 200 m2 dans le quartier du Marais. Les raisins sont arrivés trois semaines plus tôt, avant d'être stockés dans une des cinq cuves en inox (30 hectolitres chacune).

Le travail de la vigne est la seule étape qui ne soit pas réalisée dans la capitale. « Mais on suit le raisin du cep à son arrivée ici. On travaille avec des vignerons dont on connaît la méthode de travail, on connaît l'historique de chaque parcelle », assure Mathieu Bosser.

Avec ses quatre associés, ils ont officiellement ouvert leur chai au printemps, quelques mois après la Winerie Parisienne, désormais installée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans une ancienne imprimerie de 1 200 m2. Ces « chais urbains » s'inspirent des « urban wineries » apparues à San Francisco avant d'essaimer à New York, Londres ou Hong Kong, en les inscrivant dans une longue tradition de vin à Paris. L'épicentre en était la halle aux vins du quai Saint-Bernard, fondée en 1665, puis les entrepôts de Bercy qui ont servi au stockage et à l'assemblage jusque dans les années 1970.

Ressusciter une production francilienne

 

Avant l'épidémie de phylloxera du XIXe siècle, « la région était un des premiers bassins de production français avec 44 000 hectares plantés. Il y a eu du vin fait sur l'île de la Cité et en petite couronne », rappelle Adrien Pelissié, un des deux fondateurs de la Winerie Parisienne, guidé également par un « intérêt pour la production en circuit court et la réimplantation de l'artisanat au cœur des villes ».

Il souhaite « ressusciter le patrimoine viticole de Paris » avec l'objectif de produire « d'ici quatre à cinq ans un vin issu à 100 % de l'agriculture francilienne ». Il y a bien déjà le vin du clos Montmartre, issu des vignes de la célèbre butte, mais la production reste confidentielle (moins de 2 000 bouteilles par an).

La Winerie Parisienne produit pour sa part environ 50 000 bouteilles annuellement, des assemblages de cépages de différentes régions pour une « signature innovante » mêlant, dit-elle, « gourmandise, intensité du fruit et équilibre ».

Après 19 000 bouteilles en 2015, leurs homologues du centre de Paris tablent sur 35 000 flacons pour le millésime 2016, des monocépages (syrah, cinsault, grenache, grenache blanc) cultivés en bio ou biodynamie, axés sur la « fraîcheur ».

« On se considère comme un domaine avec une cave déportée de 500 kilomètres. On veut produire le vin là où les gens le boivent. On pourrait faire le même vin en Bretagne mais on a un fil rouge pédagogique : montrer aux Parisiens comment on fait du vin », explique Mathieu Bosser, dont le chai se visite : « Paris est une des villes où on boit le plus de vin au monde mais il n'est pas facile de voir comment il est fait. Aujourd'hui, on fait deux stations de métro et c'est possible. Si ça intéresse les gens, on les pousse à aller voir des vignes ».

Leurs vins se retrouvent chez certains cavistes et sur quelques tables bistronomiques ou de chefs étoilés (Piège, Alleno…). « J'étais un peu sceptique au départ. Il fallait que le contenu soit à la hauteur du marketing, de l'histoire à raconter », explique Geoffroy Berrier, directeur du restaurant Terroir Parisien qui a mis à sa carte une cuvée des Vignerons Parisiens : « Quand on le propose, ça interpelle. Et les clients sont agréablement surpris par la qualité. »

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Château Pichon Comtesse : Des champenois dans le Bordelais, une conquête pacifique

 

Publié le 11/11/16 par Jean-François Chaigneau

Des champenois dans le Bordelais, une conquête pacifique

Photo : OLIVIER ROUX

Jean-Claude Rouzaud et son fils Frédéric devant le portrait d'un de leurs ancêtres.

"C'est dans le mouvement que se réalisent les conquêtes. Les entreprises meurent d'immobilité..."

 

"Un jour mon père m'a dit : "C'est fini !" Il a pris ses affaires, m'a laissé son bureau et il est parti. Il me confiait cette maison qui avait été la sienne pendant quarante ans ! C'était en 2006. Il avait 64 ans, et moi, 39..." C'est ainsi que Frédéric Rouzaud raconte simplement la passation de pouvoir entre son père Jean-Claude et lui. Comment ne pas avoir l'âme qui vacille quand on reçoit une telle onction paternelle ? Avec le vertige pour la vie qui s'ouvre devant lui, il ressent aussi le poids de l'histoire familiale et sa cohorte d'ancêtres.

La maison Roederer est née l'année même de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique : 1776. Date à laquelle Nicolas-Henri Schreider, l'oncle de Louis Roederer, pose ses valises en Champagne où il achète une marque modeste, la maison "Dubois père, et fils" et les immeubles attenants situés rue des Elus et impasse des Deux-Anges à Reims.

Ainsi commençait sous de très bons auspices la saga exemplaire d'une dynastie qui à travers les siècles a porté le champagne à son plus haut degré d'excellence et de notoriété. Cent ans plus tard, en 1867, la maison connaissait une consécration inattendue à l'occasion du dîner des trois empereurs. Il eut lieu au Café Anglais et réunit le tsar Alexandre II, son fils le futur Alexandre III, ainsi que le Kaiser, Guillaume Ie, accompagné de Bismarck, tous venus à Paris à l'occasion de l'Exposition universelle. Pour ces deux derniers, cette mémorable soirée servit probablement de repérage : trois ans plus tard, Paris tremblait sous la botte prussienne.

En attendant, le dîner consacrait l'excellence de la cuisine française. On y servit quatorze plats agrémentés de plusieurs grands bordeaux et du seul champagne Roederer. Conquis, le tsar demanda alors à son fournisseur de lui fabriquer une bouteille spéciale transparente, en cristal et à fond plat, qui lui permettrait à la fois de voir le vin qu'il boirait, et d'éviter qu'on y cachât quelque machine infernale. (Ce qui ne l'empêcha pas d'être finalement assassiné). Ainsi est né Cristal Roederer. A la veille de la révolution, 600.000 bouteilles, soit le quart de la production Roederer de l'époque, partaient en Russie. Un triomphe. Mais lorsque l'arrière-grand-mère de Frédéric Rouzaud, ­Camille Olry-Roederer, est amenée, en 1932, à prendre en mains les destinées de Roederer, cet âge d'or est terminé. Puis Jean-Claude, le père de Frédéric, devient à son tour l'homme de Roederer. Il restructure le domaine et rationalise l'exploitation. Il achète, revend, échange des parcelles et ramène leur nombre de 700 à 300.

A l'époque où les maisons de champagne investissent peu à l'extérieur, il franchit le pas, crée la Fondation Roederer Estate en Californie, acquiert 200 ha du domaine de Ramos Pinto au Portugal, puis le célèbre domaine d'Ott en Provence. Et c'est lui enfin qui décide d'acheter De Pez, son premier château en bordelais. Et voilà un champenois en Médoc : l'opération marcottage est réussie. Avoir le gène effervescent n'empêche pas d'autres conquêtes.

C'est Frédéric déjà qui suggère à son père l'idée d'ajouter Haut-Beauséjour, le petit frère de Pez (en 93), ainsi que Deutz, belle maison de champagne, au patrimoine familial. Seul aux affaires depuis 2006, Frédéric marque son entrée en fonction par un coup de maître avec l'acquisition de Pichon-Longueville Comtesse de Lalande, grand cru classé de Pauillac. "L'occasion rêvée comme il ne s'en présente pas si souvent... Il n'était pas envisageable de la laisser passer... explique-t-il. Dans ce type de transactions, il y a un prix de vente et beaucoup de prétendants. Il faut faire vite. Et c'est plutôt le vendeur qui choisit." Et c'est lui que préféra la très charismatique dame de Pichon, madame de Lencquesaing. Bordeaux, Provence, vallée du Rhône, Portugal, Californie, il ne cesse d'ajouter des domaines au patrimoine familial.


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/vins-bordeaux/o127810-chateau-pichon-comtesse-des-champenois-dans-le-bordelais-une-conquete-pacifique#ixzz4PsjoLyEz

Source(s) :

Diaporama

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